Culture - Enseignement

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Vade retro, Félicien!

Un roman de Francis Groff

© Julien Ory

Aussi loin que remontent mes souvenirs, j’ai toujours voulu devenir journaliste.
Ce rêve est devenu réalité à l’occasion d’une cassure familiale, après des études un peu « tumultueuses ».

Quand j’écris que le rêve s’est réalisé, il ne s’agissait en vérité que du début d’une longue aventure. Le journalisme, je l’ai vite découvert, est une profession qui exige de ceux qui la pratiquent de toujours se remettre en question. Pourquoi ? Parce que, à l’image de la société, le métier évolue en permanence. Parce qu’il se nourrit d’expériences, de drames humains, de rencontres magnifiques, de colères, d’interviews parfois exceptionnelles, de faits divers souvent révoltants et de ces milliers de choses qui font la VRAIE vie. S’il fait son métier correctement, un journaliste devient une éponge qui absorbe les faits et les restitue ensuite à ses lecteurs, ses auditeurs ou ses téléspectateurs.

Après une carrière qui m’a permis de m’immerger dans les milieux les plus divers, après une quinzaine de livres « journalistiques » consacrés à des sujets historiques ou en tout cas fort sérieux, j’ai décidé de devenir romancier. De « faire » de la fiction.

Mais on ne se refait pas et si les crimes qui ouvrent chacun de mes romans sont de pure fiction, les anecdotes, les personnages, les lieux et les rebondissements qui ponctuent les aventures de Stanislas Barberian – mon personnage fétiche – sont tous ancrés dans des faits réellement vécus. Mais rassurez-vous : pour reprendre une expression connue, vous n’imaginez pas à quel point la réalité peut rejoindre et même dépasser la fiction…

On en parle en classe un de ces jours ?

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